samedi 19 décembre 2009

Vacances

Enfin, elles sont arrivées après près de 6 mois d'attente! Aussi, casser un rythme si bien établi est presque déstabilisant au départ, mais je devrai m'y faire.

Vacance, un mot présent dans tous les esprits et pourtant nous en oublions le sens premier, qui représente un vide temporaire à un poste. Cela sous-entend que le poste, la référence à ce vide est le plein, en l'occurrence le travail. Il est vrai que celui-ci mobilise 5/7 du temps et plus de 90% de l'esprit. Ce travail est le cœur de notre existence surtout quand comme moi on a la chance de travailler sur un sujet passionnant. Aussi, ce temps et cette intelligence passée et consacrée à une cause se doit être récompensée, valorisée. Mais quel est le juste prix ? Au fond, on part d'un salaire et l'objectif tacite est d'avoir une progression continue, vers le haut. Et tout palier un peu long est souvent mal vécu. Comme une non reconnaissance de l'effort fourni. Et il est vrai qu'actuellement, nous ne raisonnons que par rapport à un chiffre face à un temps passé, au bureau, face à un nombre d'affaires effectuées sur un temps donné. Bref, nous aboutissons à paramètre majeur du monde du travail, la productivité. Mais n'existe-t-il pas d'autres moyens de se faire payer notre implication dans le travail ? Surement.

Je ne parle pas ici des avantages en nature que peuvent être une source non négligeables de revenus supplémentaires (véhicules de fonction, téléphones portables...). Je voudrai parler d'une notion plus difficile à quantifier, celle de conditions de travail : part d'indépendance dans le travail, relation avec ces collègues et ses supérieurs, responsabilités données, matériel mis à sa disposition, ambiance de travail dans les locaux, niveau de gouvernance au sein de sa société, niveau de qualité environnementale, liberté des horaires, facilités de tout type dont l'accès en transport doux... la liste n'est pas exhaustive mais je pense que ça fera écho à ceux qui me connaissent un peu et connaissent mon discours et ce que me meut. Nous avons visité la semaine passée les premiers bureaux BEPOSAC (bâtiment a Energie Positive, Activité Comprise ) en Midi-Pyrénées, ayant été construits selon une démarche HQE (ça m'a réconcilié avec la démarche, la vraie) pour accueillir les bureaux de Gamba Acoustique, un BE acoustique avec qui on travaille. Mise à part la performance exceptionnelle annoncée du bâti, le projet est réellement pensé pour les utilisateurs pour leur confort au quotidien, en terme de lumière, rythme de vie, santé, acoustique... on est bien loin de la tendance générale. Confort pensé avec et pour eux. Et les efforts énergétiques demandés à tous sont récompensés par le retour sur l'investissement des panneaux photovoltaïques installés. S'il ne s'agit pas d'un complément de salaire durable, çà !! Alors si la croissance raisonnable doit commencer quelque part, n'est ce pas une voie possible de changer son cadre de vie et de travail de manière radicale. Le développement durable au travail n'est pas une fin en soi mais une manière de valoriser son travail, bien au delà du salaire en fin de mois. Reste à en persuader la direction !

Vacance aussi pour mon blog. En effet, moins de temps et d'inspiration à m'y consacrer. D'ailleurs un blog intitulé errances nomades, un blog de vacances, a t il encore sa légitimité quand je deviens sédentaire au point de ne pas bouger réellement pendant 6 mois, mis a part un RTT en Andorre fin septembre ? j'en suis à me poser la question. Et puis, les outils ont changés. Les plateforme du type Facebook ont permis d'autres possibilités inimaginables ya encore quelques années. Alors, ya bien sûr le débat entre l'intérêt d'un blog laissé au domaine public ou d'un Facebook limité à la sphère privée. Cela dit, FB n'accueille pas tout le monde et le risque est de se renfermer sur sa bulle d'amis sans s'ouvrir aux curieux. L'avantage d'Internet est de n'être pas cloisonné. Aller de liane en liane, oups, de liens en liens. Alors peut être qu'un inconnu lira mes lignes qui le feront découvrir un autre point de vue que le sien. Il en est de même pour les galeries photos de FlickR qui sont toujours des découvertes fascinantes.
Aussi déclarer la fin prochaine des blogs est peut etre un peu prématurée même si ils devront vite évoluer pour être des portes d'entrées ou de sorties aux communautés qui pullulent partout sur la toile. Finalement, je ne suis pas sur qu'il s'agisse de la vacance de mon blog. Je m'octroie juste la liberté d'y intervenir quand bon me semble et non pas de me sentir obliger d'y publier régulièrement pour maintenir une audience. Je n'ai rien à y gagner, même s'il parait qu'il s'agit d'une bonne manière pour augmenter ses revenus. Mais bon, partager des idées et le plaisir d'écrire est suffisant pour moi sans qu'il n'implique de faire du blé sur le dos de mes éventuels lecteurs.

ALors, voilà, mes vraies vacances vont commencées avec l'envie de d"brancher le cerveau du quotidien, oublier un peu les petits soucis des uns et des autres. Juste profiter du quotidien et peut etre commencer à préparer un peu mon prochain séjour à Montréal, QC, dès février prochain et revoir un ami fidèle, Christophe. Que j'ai hâte de reprendre le sac à dos et découvrir de nouveaux horizons. Hâte de faire autre chose de mon quotidien laborieux. Les vacances, c'est surtout çà, non pas se changer de lieu mais les idées...

jeudi 10 septembre 2009

Robin des Bois n'a plus la cote

Aujourd'hui vient d'être lancé la première éco-taxe en France, qui est un commencement à une fiscalité plus largement écologique dans l'avenir. Mais cette naissance baigne dans un flou absolu agrémenté d'une polémique largement partagé, dans un pays où payer moins d'impôt est devenu un véritable sport national. Exit l'esprit "républicain" (ou d'Etat Providence) de répartition des richesses issu de l'après guerre et porté haut et fort en son temps par l'imagerie collective sous les traits de... Robin des Bois ! Les héros de notre enfance ont pris un coupde vieux.

Aujourd'hui, tout impôt est forcément taxé d'injuste alors qu'il a pour objectif de rendre la vie meilleure aux plus défavorisés de nos concitoyens. Celui ci a pour objectif de concrétiser le dicton "pollueur, payeur", largement accepté dans les mentalités, ...du moment qu'on trouve toujours plus pollueur que soit ! Et c'est bien là que le bat blesse, on est écolo à la carte. Souchon le chantait déjà en 1993, "On aime la nature et les hydrocarbures.
On aime Cousteau, aussi les épluchures...." (Sans queue ni tête, A. Souchon). Bref, tout est dit.

Alors, reste à comprendre cette taxe carbone qui il faut bien l'avouer est une usine à gaz.
Certaines source d'émission de CO2 ( reconnu comme responsable en grande parti du réchauffement climatique) va être taxé à un prix ( 17 euros /t. émise). Aussi, cette augmentation de prix est censée faire baisser à la longue la consommation des usagers, pris à la gorge... cela sous entendrait il que le pouvoir d'achat n'augmentera pas ( comme promis) pour ce permettre le luxe de polluer ?
Cette première analyse faite, et un rapide calcul fait, on se rencompte que l'augmentation ne sera pas énorme si on a un style de vie standard. Bien sur ceux qui roule en 4x4 le sentiront passer, mais après tout, le court du baril de pétrole a encore de la marge devant lui, dont cette taxe , c'est pin-up à ce niveau.
Pétrole, Fioul... mais pas électricité seront taxés, sous prétexte que l'élec français est très largement " décarbonnée " (car le nucléaire ne dégage pas de CO2...). Sans rentrer dans la polémique sur le risque lattent mais maitrisé de cette énergie, il est quand meme étonnant que l'on ne taxe pas l'élec sachant que outre la taxe carbone, le but est AUSSI ne moins consommer tout court !! Donc laisser l'élec à un tarif réglementé et non taxé, c'est favorisé l'élec comme énergie de chauffage dès à présent...bref, foutre ne l'air tous les efforts des réglementations thermiques futures pourtant très positives (désolé, c'est de la déformation professionnelle).

Deuxième aspect de cette taxe carbone, c'est là que ca se complique : les français recevront de manière forfaitaire une déduction d'impot entre 80 et 200 euros environ selon le nombres de personnes de la famille et son cadre de vie urbain ou rural. cet argent est la redistribution intégrale nous dit on de la taxe. Soit. ce qui est aberrant c'est qu'elle ne tient pas compte du volontarisme du foyer vis a vis de l'écologie. Résultat : un pollueur moyen aura un bilan neutre, un gros pollueur perdra ua final de l'argent, un écocitoyen sera ainsi un peu récompensé. Pour une personne célibataire en ville, comme mois, on estime à 80 euros par an la déduction d'impot, auquel faut retrancher ma contribution a la taxe carbone... il reste pas grand chose pour me payer un abonnement annuel au bus et délaisser la voiture pour aller au travail. Effet incitatif meme pour une personne sensibilisée : nul ! bref, ce calcul savant est avant tout démagogique avant d'être réellement efficace, car peu incitatif !

Par ailleurs, les grosses entreprises soumises au commerces du CO2 ne sont pas soumises à cette nouvelle taxe, ce qui est à mona vis normal. Pourquoi taxer 2 fois pour la même chose. Ces entreprises ont d'ailleurs le choix : soit réduire le dégagement de CO2 sous leur quota, soit payer le surplus au même prix d'ailleurs de 17 euros/t. Les petites entreprises, elles, sont soumises à la taxe, sans restitution toutefois. Cette nouvelle taxe se compenserait par la disparation prévue de la taxe professionnelle. Au final, les perdants seraient les collectivités locales, sans revenu : c'est eux qui font vivre les départements, collèges, hôpitaux...et toutes les nouvelles resposabilités qui leur sont attribuer. Bref, le service public local. Mais là n'est pas la question, pas pour l'instant !

Que dire de plus sur cette taxe carbone ? Oui que tout le monde est contre mais pour 50 raisons différentes. D'ailleurs beaucoup sont contre, par principe, parce qu'"on n'est pas des vaches à lait" ! Alors, certains arguments raisonnables sortent du lot quand même : il s'agit de l'inefficacité écologique certaine, ou encore le cadre strictement national de cette loi, assez incohérente à quelques semaines de la conférence de COP15 (sommet mondial de l'environnement à Copenhague) ou encore sorti du cadre européen... C'est bien beau d'être précursueur, mais à l'ère du village global, est-il judicieux et efficace de ne taxer qu'une part de la population mondiale ? Est ce que les pays riches sont ils les seuls à se payer le luxe de cette taxe ? L'écologie est-elle un luxe ? Cette taxe carbone est donc plsu qu'une simple loi, mais une véritable question de société... alors, veut on véritablement un monde durable ou bien accepterons nous plutôt un monde avec des limites pour nos enfants, tant que ça ne touche pas notre quotidien, actuel ?

Chacun doit se poser la question, et en accepter les conséquences.

samedi 25 juillet 2009

Une journée en Crocs

Comme tout voyageur-baroudeur, j'ai attendu le moment avec impatience. Celui où le sac a dos encore accroché, je passerai le pas de ma porte et rentrerai dans mon chez moi, poserai négligemment mon fardeau au sol, au milieu de la pièce. M'assiérai dans mon canapé, déchausserai prestement mes chaussures de voyage et glisserai mes pieds dans mes crocs. Alors, ce petit moment m'emplirai de bonheur, non seulement pour mes pieds meurtris, mais aussi celui de se savoir entouré de son petit confort que le voyageur doit savoir laisser de côté, pour mieux le retrouver et l'apprécier à son retour.


Ensuite, tout s'enchaîne, les souvenirs, les photos, les lessives, les courses. Non, pas ces choses de la routine d'avant les vacances. Mais plutôt une manière de réaffirmer plus ses envies, ses convictions, ses manques. Une manière d'avancer. Et de faire un bilan sur son voyage passé. Et d'envisager déjà les prochains...

Des maillots, une serviette de bain saturée de sel, des chaussures de plongée et un Tshirt de navigation... C'est surement la partie la plus intéressante du voyage. Les photos : bleues à l'infini... et les tuiles rouges perdues au milieu de la verdure déclinées à toutes les heures de la journée.

Les Chaussures de marche à nettoyer et à ranger avant de repartir...finalement, c'est un dénominateur commun à tous mes voyages, qui passerai presque inaperçu. c'est bien la peine de faire un voyage complètement dédié à la marche, tin ! D'ailleurs, pourquoi s'entêter à marcher des heures sous 35°C, sans autre but que d'atteindre des criques somptueuses. Non, ici pas de plages sophistiquées. Ici la mer, c'est un peu comme dans le préambule du "Grand Bleu", en noir et blanc avec des gosses qui s'amusent à plonger depuis le quai du petit port du village, un masque et un tuba à la main. Tout simplement. Vient ensuite la sieste. On s'étend sur sa serviette, on sent la chaleur de la dalle ou des rochers se diffuser, alors que sur le dos encore humide dévale un léger courant d'air. C'est bon, on est prêt pour une sieste.


Vous me direz, quid des visites culturelles ? La Dalmatie a eu le bon gout de les concentrer dans ses villes : Dubrovnik, Split, Korcula ou Hvar. Le reste n'est qu'insularité. De quoi vivent ses habitants ? je ne saurai le dire. Et d'ailleurs, la question ne se pose même pas. Ici on vit surtout au rythme du soleil. Tout se passe derrière les volets, les persiennes. Un monde de l'ombre qui a un rythme différent de l'extérieur. Différent aussi des quartiers touristiques. Sous les persiennes de vigne, ombragées, on attend le moment où le soleil se fera moins fort, l'heure où l'on remontera de la mer, pour s'assoir prendre un verre pour se rafraîchir et savourer enfin la mer infinie sans être plus importuné par cette chaleur écrasante. Alors, comme ce moment où les cigales cessent de chanter et laissent notre imagination remplir ce silence inattendu de nos rêveries, de discutions, on entamera un énième dîner qui se prolongera sous étoiles.
On souhaiterai que ces moments se répètent à l'infini.

Pourtant, le jour du départ approche. Il faut faire son sac, et monter bon gré mal gré dans l'avion qui nous ramènera dans quelques heures dans une toute autre réalité. Celle où toute la douceur de vivre à la croate ne sera qu'un vague souvenir de vacances. Mais pas seulement; aussi une promesse sur l'avenir.

Alors on arrive chez soi, on s'assoit sur le canapé et se pose 5 minutes avant d'entreprendre quoi que ce soit. 5 minutes pour repenser à ce voyage tant attendu et déjà fini, pour penser à ce qu'on en a retiré. Et puis aussi aux prochains...
cette escapade au soleil est une heureuse parenthèse convaincante, relaxante. Une nouvelle expérience dans le Monde, une nouvelle manière de voyager et de rencontrer d'autres gens. une escapade qui comme prévu me fait automatiquement me tourner à nouveau vers le Nord. Serait ce le nord du Groenland, ou encore les archipels d'Aland ou de Colombie Britannique en kayak qui seront les prochaines destinations? La réflexion est lancée. Mais serait pas plutot une destination hivernale (Italie et/ou Scandinavie et Québec) qui sera la prochaine ? Après une année faussement indécise après le Groenland, l'envie de voyage d'aventure se fait à nouveau ressentir. Mais le fond du problème reste le même ; avec qui partir... cela m'handicape de plus en plus dans mes projets. Pourtant une chose est claire, partir en groupe d'ages hétérogènes sur une longue durée, c'est pas fait pour moi ! Le plaisir du voyage et de l'errance nomade est à ce prix!

Diaporama Dalmacija 2009

vendredi 24 juillet 2009

Lexique Franco-croate






Bonjour - Dobar Dan
Au revoir -
Do viđenja [ Do vidjénia ]
Merci - Hvala [kvala]
Salut - Bog
S'il vous plait - Molim

Oui - Da

Non - Ne