mercredi 25 juillet 2007

Developpement durable et enjeux

J'inaugure une nouvelle rubrique "5 minutes avec" qui proposera de traiter de sujets variés de manière synthétique, dans la mesure de mes connaissances du sujet, afin de lever des interrogations de mon entourage et, je me doutes, de nombreuses autres personnes qui se les ont posées sans jamais oser le demander..., sur des sujets qui me sont chers et auquel je penserai au fil du temps et de vos questions... Ca aurait pu etre une rubrique " Pour les nuls...", mais cette connotation péjorative ne me plait pas. Cette semaine, il s'agit du Developpement Durable : un sujet grand public mais aussi plus technique pour les plus avisés. Que signifie t il ? comment se concretise t il ? qu'implique t il ? Sujet vaste et qui risque d'etre long. Pret ? partez !
Le Développement durable, que l'on notera dès a présent DD est une notion qui est apparue en 1987, dans le rapport Brundtland, à l'initiative de la Commission mondiale sur l’environnement et le développement liée à l'ONU. Il intervient alors que des questions impertinentes apparaissent dans les débats comme "Halte a la croissance ?" issu du constat des fractures Nord/sud et aussi des dérapages écologiques de l'ère industrielle de l'après Guerre . Ce rapport sera traduit en français avec une définition centrale :
« [C'est] un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. »
Bref, il s'agissait alors de définir le niveau de "besoins"... entre passéisme hyper-écologique et développement hyper libéral : comment faire mieux avec moins. Toute la difficulté était la : l'analyse du sujet a faire apparaitre un schéma de principe (ci contre) le développement ne peut être que durable (ou soutenable) que s'il tient compte des enjeux économiques ( pour maintenir une croissance légitime), écologique (protéger et maintenir les ressources pour l'avenir) et sociétal (pour améliorer les conditions humaines au plus grand nombre). En cela il devient une véritable révolution, plus qu'une méthode, il est un changement de société : les plus idéologistes y voient ( en se réjouissant ?) l'étape post capitaliste de l'humanité. Et on peut y croire car de l'écologisme des années 70 a l'altermondialisme des années 2000, en apssant par le milieu associatif et les grands pouvoirs politiques, médiatiques, financierset diplomatiques, ce mouvement est très populaire même si mal connu.

Ont suivi des Sommets de la Terre a Rio, Johannesburg, Kyoto, afin de mettre en place différentes mesures tout azimut, dont nous allons expliquer les plus connues ou les plus étranges...

Il faut bien comprendre que le DD n'est pas seulement se préoccuper de l'environnement, mais aussi des 2 autres piliers. Ce point constitue déjà un premier obstacle a l'application de la démarche.
Je ne rentrerai pas dans le détail de cette démarche qui est a la fois tres théorique et très pragmatique mais dirai juste que de nombreux concepts (que je pourrait expliquer dans d'autres posts *) sont directement issu du DD : agenda21 (programme local de mise en oeuvre de cette démarche, selon le principe Agir local-Penser Global), commerce équitable*, économie d'énergie*, énergie renouvelable, gouvernance*, campagnes d'isolation des bâtiments, Haute qualité environnementale, transport collectif, crédit d'impôt, éco-tourisme, effet de serre, réchauffement climatique... la liste pourrait être très longue !

Pourquoi une telle mode "durable" ? car lors des sommets Internationaux, comme Kyoto, les États se sont engagés à réduire par 4 les émissions de gaz a effets de serre, pour endiguer le réchauffement climatique... et cela en suivant les principes "raisonnés" et "durables". Aussi, il faut agir vite et tous les secteurs sont concernés...et comme le principe Pollueur-Payeur est appliqué certains sont contraint de payer faute de résultat satisfaisants, mais le jeu est pervers car certains étant performant et les autres moins, il s'est créé un marché du carbone ou un " droit de polluer" . parallèlement à cela, les acteurs énergétiques (industries, fournisseurs d'énergie ou de matériel) doivent prouver qu'ils jouent le jeu d'où un second marché, celui des certificats de performances énergétiques...ils ont droit a tant de points "énergie" sur une période, obtenus sur facture en quelque sorte..bref, le démarchage des acteurs pour vendre leur produits ne fait que commencer !
Et le cycle "malsain" des lobbies est bousté par ces principes...on est bien loin de la démarche du départ avec ce "jusqu'auboutisme" énergétique...
Parallèlement a cela, des entreprises volontaires (et trop rares) ont demander que leurs efforts soient reconnus, ce qui a poussé a certifier et labeliser comme acteur du développement durable, aussi des méthodologies t des normes sont en cours de mise en place, après l'ISO 9001 ou 14001, voici la méthodologie d'évaluation SD21000 et très récemment la certification 1000NR qui permettront de garantir l'efficacité du management d'un organisme dans le sens du DD... en s'y penchant, ça sent un peu l'usine a gaz, mais l'intention est bonne.

Vous l'aurez compris, le DD est un vaste monde où la finance et le pouvoir ont repris la main pour s'approprier cette nouvelle manne pour le dynamisme des activités humaines... Il ne faut pas perdre de vu que plusieurs problématique sont apparues en parallèles : nouveau concept du DD, réchauffement climatique, disparition des énergies fossiles : cette synergie rend la tache très difficile, ambitieux et terriblement excitant. Mais même si on peut regretter de mettre du durable à toutes les sauces, ce coup ci, environnement et social seront de la partie ! Ma seule inquiétude est que la révolution culturelle est tellement profonde et lourde en organisation en amont qu'il sera peut être trop tard pour la question environnementale...
Ai-je répondu a vos questions ? des précisions ? faites vos commentaires !

un super blog avec des reflexions approfondies sur le DD, par D. Bidou, un prceurseur de la demarche environnementale en france

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